"Avec
près de 180 000 décès par an, les maladies cardiovasculaires (au nombre desquelles
l'hypertension artérielle figure en bonne place) représentent la première cause de
mortalité en France (34%), devant les cancers et surtout loin devant les accidents de la
route " (source Fédération Française de
Cardiologie).
"L'hypertension
artérielle contraint le coeur à une surcharge de travail, le fatigue prématurément et
provoque sa défaillance. (insuffisance cardiaque).
Elle favorise également le dépôt de graisses sur et dans la paroi des artères
(athérosclérose), notamment des coronaires, pouvant entraîner, à plus ou moins long
terme, angine de poitrine et infarctus du myocarde. Le même processus peut atteindre les
artères des jambes : c'est l'artérite des membres inférieurs.
L'obstruction des artères rénales par athérosclérose provoque la destruction
progressive des reins et - à terme - l'élévation de l'urée sanguine : c'est
l'insuffisance rénale.
L'obstruction des artères à destinée cérébrale provoque la destruction progressive
des cellules nerveuses du cerveau, aux conséquences graves : paralysie, perte de la
parole, baisse intellectuelle, démence, éventuellement la mort. L'état des artères du
cerveau peut être en partie apprécié par l'analyse de l'état artériel de la rétine
au fond de l'oeil." (source Fédération Française de Cardiologie).
Grace aux efforts de
plusieurs organismes et notamment la Fédération Française de Cardiologie, le grand
public commence à prendre conscience des risques liés à l'hypertension et de la
nécessité de surveiller sa tension. Cette surveillance peut être effectuée par un
médecin, mais il est également possible de mesurer soi-même sa pression artérielle
avec des appareils automatiques ou semi-automatiques : c'est l'automesure de la pression
artérielle.

Chez certaines personnes
l'automesure de la pression artérielle peut constituer une aide appréciable pour le
médecin, soit pour le diagnostic d'une hypertension artérielle, soit en cas de suspicion
d'une grande variabilité tensionnelle, ou encore pour l'évaluation et la surveillance
d'un traitement anti-hypertenseur.
En outre, elle permet généralement au patient de mieux comprendre sa maladie et augmente
son adhésion au traitement (observance). Toutefois, son application doit respecter
certaines règles * pour éviter
toute substitution au médecin et / ou automédication.
Enfin, elle est à éviter chez le sujet anxieux, ou à caractère obsessionnel, qui
risque de multiplier les mesures sans respecter les conditions et les règles
d'emploi" (source Fédération Française de Cardiologie).
*: quelques régles importantes de l'automesure :
Utiliser un
appareil validé, simple d'emploi et adapté à la morphologie du patient
(diamètre du bras notamment : un "gros" bras correspond à un large brassard).
Effectuer la
mesure en position assise, après cinq minutes de repos, bras décontracté
reposant sur une table.
Brassard à même
la peau.
Transcription des
chiffres ou édition (si l'appareil comporte une imprimante) sur un carnet de
suivi.
Répéter les
mesures pendant cinq ou six jours successifs d'activité normale.
Pratiquer une
séance de mesure matin et soir (avant les repas), avec trois mesures successives
à quelques minutes d'intervalle lors de chaque séance (après une première mesure dont
on ne tiendra pas compte).
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